Qui ne dit mot… ne consent PAS !!!

Le consentement, c’est bien plus qu’un mot à la mode ou une case à cocher dans nos vies intimes.
C’est une invitation à repenser la sexualité en profondeur, en y mettant de l’écoute, de la clarté et surtout, de la joie.
Aujourd’hui, je vous propose d’aller au-delà des idées reçues pour explorer ensemble ce que signifie réellement consentir : se parler, se respecter et s’épanouir mutuellement.

Un concept en pleine mutation

Encore aujourd’hui, le mot « consentement » est, pour beaucoup, encore un concept flou, voire inexistant dans notre quotidien.
Le procès Pelicot, entre autres, a révélé que nombre d’hommes (et de femmes !) ignorent encore ce terme qui devrait pourtant être la base de toute relation intime. Si nous avons longtemps assimilé l’absence de refus à un accord, il est temps de déconstruire cette idée :
Seul un oui est un oui
Dire oui, c’est exprimer un désir clair, éclairé et joyeux. Tandis que céder – par habitude ou par peur de déplaire – n’est pas la même chose que consentir.
Le non, c’est aussi un oui
Le silence, la passivité ou l’absence de réaction ne signifient JAMAIS l’acceptation. Au contraire, il faut apprendre à entendre le non, qu’il soit explicite ou manifesté par un silence, ou une raideur du corps, bref, par le non-verbal.

Consentir, c’est se sentir libre et complice

Quand on prend le temps d’exprimer clairement son désir et de vérifier s’il est partagé, quelque chose de magique se produit.
Pour les femmes, c’est souvent l’occasion de se reconnecter à leur corps, de ressentir une joie authentique et, parfois, même d’éveiller une excitante énergie.
Pour les hommes, demander le consentement permet de lever le doute, de se libérer d’une pression sociale (à dominer *) et de créer une complicité unique avec leur partenaire.
Imaginez-vous simplement dire : « J’ai envie, et toi ? »
Un échange si simple qui, loin de casser l’ambiance, la rend encore plus authentique et sexy.

La parole au cœur de l’intimité

Dans notre société, nous avons encore à défaire le mythe selon lequel parler de sexe gâcherait la magie du moment.
Au contraire, un dialogue ouvert avant, pendant – et même après – une relation permet d’instaurer un climat de confiance et de sécurité.
Voici quelques clés pour transformer le consentement en une expérience exaltante :
Exprimer ses envies et ses limites
Un consentement éclairé se construit en se posant des questions simples : « Est-ce que tu as vraiment envie ? », « Te sens-tu en sécurité pour poursuivre ? ». Cette conversation n’est pas un protocole rigide, mais bien un échange chaleureux et sincère.
Le non verbal, un langage à décoder avec soin. Et à vérifier auprès de sa.on partenaire ! 
Bien sûr, le regard, le geste ou même le ton de la voix jouent un rôle important dans l’expression du désir.
Toutefois, pour éviter tout malentendu, rien ne remplace quelques mots pour confirmer qu’un moment de plaisir partagé est réellement désiré par chacun.
Le consentement n’est jamais acquis pour toujours
Dire oui à un moment donné ne vous engage pas pour la suite. C’est un instant T, qui peut évoluer en fonction des sensations et des émotions. Et c’est là toute la beauté de l’autonomie individuelle !

Vers une nouvelle culture du désir

Aujourd’hui, des lois commencent à refléter cette compréhension plus fine du consentement. Des pays comme la Suède ou l’Espagne ont inscrit dans leurs textes que le consentement doit être explicite, plaçant ainsi le respect mutuel au cœur des relations sexuelles.
Ce changement législatif est le reflet d’une évolution des mentalités qui, heureusement, se fait parfois sentir dans nos conversations du quotidien.
Il ne s’agit pas d’un protocole formel ou d’un contrat à signer avant de partager un moment d’intimité, mais d’une pratique qui devrait être aussi naturelle que de dire bonjour ou merci.
Pourquoi ne pas en faire l’expérience des merveilleuses sensations d’excitation, de complicité et de liberté qui surgissent quand on demande un consentement ?
Parler de ses envies, de ses limites, c’est se donner le droit de vivre sa sexualité pleinement, sans culpabilité ni ambiguïté.

En conclusion

Le consentement, c’est tout simplement se parler !
Avant de se lancer, poser la question : « Tu as envie ? »
Pendant le moment partagé, vérifier avec des mots que tout le monde est bien dans son désir.
C’est un échange de respect et de complicité, où chacun peut affirmer son plaisir ou refuser. Sans jugement.
Osons redéfinir la séduction en plaçant la communication au cœur de nos intimités.
En apprenant à dire oui joyeusement – et sans culpabilité – nous offrons à nos relations une dimension authentique, libératrice et profondément humaine.
Alors, ensemble, femmes et hommes, faisons de cette nouvelle culture du consentement une réalité au quotidien, et transformons chaque rencontre en une expérience de respect et de plaisir partagé.